Mercredi 18 mai 2005
Cette pensée m'est venue sur la route. Il y a le lit et le reste du monde. Dans un lit, tout est possible avec quelqu'un; l'intimité avec un inconnu, la complicité innexplicable et puis le bonheur c'est probablement être couché sur l'épaule d'un homme, fermé les yeux et n'exister que dans ce lieu intemporel; cette chambre qui pourrait tout aussi bien en être une autre. Le lit jette l'inhibition en même temps que les vêtements lancés sur le sol. Tout est désormais possible, en dehors des cadres ''relationnelles'' de la société. Je peux t'aimer un instant même si je ne te connais pratiquement pas, tu peux caresser mes cheveux comme si le mot ''nous'' existait entre toi et moi. L'instant, dans cette chambre, le moment présent, les corps, toi et moi et l'univers qui n'existe plus. Mais si tôt sorti de cette chambre, de ce lit. Rien de tout ça n'a exister, un songe qui fut réel mais dont il ne reste plus rien. Maintenant, le silence, les corps qui restent loins,tu ne déposes plus tes lèvres sur mon front, la société nous regagne, nous ne sommes que des amants, on peut tout faire à la condition d'avoir un lit, le lit qu'on a quitté.