L'addictive



Mardi 26 juillet 2005
La vie change.  Les gens changent.  J'ai changée.  Avancer les bras et les yeux grands ouverts à présent.  Ce blogue c'était lui.  Maintenant que je tourne une page de mon passé, de cet amour que dans ma tête.  Je lui dit adieu.  Adieu.

Dimanche 3 juillet 2005
Jecoute cette chanson que je n'ai pas ecoute depuis si longtemps.  Cette chanson qui sonne differemment mais qui me berce encore.  Maintenant que je te manque, ne plus jamais revenir car je ne te manquerais plus...

Mercredi 18 mai 2005
Cette pensée m'est venue sur la route. Il y a le lit et le reste du monde. Dans un lit, tout est possible avec quelqu'un; l'intimité avec un inconnu, la complicité innexplicable et puis le bonheur c'est probablement être couché sur l'épaule d'un homme, fermé les yeux et n'exister que dans ce lieu intemporel; cette chambre qui pourrait tout aussi bien en être une autre. Le lit jette l'inhibition en même temps que les vêtements lancés sur le sol. Tout est désormais possible, en dehors des cadres ''relationnelles'' de la société. Je peux t'aimer un instant même si je ne te connais pratiquement pas, tu peux caresser mes cheveux comme si le mot ''nous'' existait entre toi et moi. L'instant, dans cette chambre, le moment présent, les corps, toi et moi et l'univers qui n'existe plus. Mais si tôt sorti de cette chambre, de ce lit. Rien de tout ça n'a exister, un songe qui fut réel mais dont il ne reste plus rien. Maintenant, le silence, les corps qui restent loins,tu ne déposes plus tes lèvres sur mon front, la société nous regagne, nous ne sommes que des amants, on peut tout faire à la condition d'avoir un lit, le lit qu'on a quitté.

Mercredi 27 avril 2005
Je compte les heures de mon ignorance, assise sur le sol, devant la fenêtre. Je n'ai pas mal et pourtant, je capte leurs voix entremélées. Ce soir, j'ai entendu ton rire avec cette sonorité étrange que je n'avais jamais entendu. Mais taisez-vous. Gardez moi de mon ignorance. De mes mots qui ne pourraient être que pur délire. Aimez-vous en silence si vous devez vous aimez. Loin de moi. Ce n'est plus toi qui baise toutes les filles de la ville. C'est toi qui lui fait l'amour encore et encore. La noirceur de ta chambre à tout heure du jour. C'est elle qui s'imise dans ma vie tranquillement, à grande dose de journée qui commence tôt et qui ne se finisse plus de sa présence. Je retrouve la légéreté des mots dans ma tête, c'est rassurant. Chaque mot se placant à la bonne place du puzzle. Comment tout ça est arrivé, elle qui semble-til n'avait jamais mis les pieds ici. Elle, qui maintenant colle à cet endroit comme une gomme en dessous d'un vieux soulier. Savais-tu que tu es comme cette vieille paire de souliers usées qu'on devrait jeter mais qu'on garde encore un peu. Et moi, bientôt, je serais loin d'ici... loin de vos étreintes qui ne me concernent pas.

Mardi 26 avril 2005
Je suis un être virtuel. Derrière un écran, je peux être tout ce que je veux, tout contrôler. Contrôler mes mots, le virtuel permet la seconde de plus pour que les mots ne sortent pas trop brusquement, avec classe, tout est posée. Contrôler mon image, que je sois toujours au meilleur de moi-même. Je peux enfin exister sans cette gêne, sans ce manque de confiance. Tout dire ou ne rien dire. Le contrôle c'est la virtualité. Le contrôle c'est ce qui me tue. Avoir mal non pas par amour, mais avoir mal d'avoir perdue, avoir mal par égo, par comparaison. Avoir mal de n'avoir pas eu le dernier mot, avoir mal de ne pas avoir choisi. Ne rien contrôler ça ma tue. Avoir mal par amour, c'est pathétique mais avoir mal même en n'aimant plus, seulement parce que je ne contrôle pas ce qui arrive, que ça me dépasse c'est encore pire. Je me jette dans la vie et on me rapelle que je n'ai plus de laisse entre les mains. Même pas celle qui me dit où aller. Et un jour, bientôt, très bientôt, je quitterais cet endroit, cet endroit qui me tue, tout simplement parce que je ne peux rien y controler.

Jeudi 21 avril 2005
Des mots, il y en aura toujours. Les conversations les plus intéressantes seront toujours celle que j'entretiendrais avec moi même, ce n'est pas la voix des autres que j'entends, c'est la mienne. Celle qui peut tout dire. Cette voix que personne d'autre ne pourra jamais entendre. C'est triste de n'avoir que soi.

Vendredi 15 avril 2005
J'ai rêvé de nous alors que ma vie amoureuse me semblait aquise.  Que mes jours seules me semblaient si parfais.  J'ai rêvé de nous alors que ton nom n'étais que quelques lettres cachées dans certains de mes souvenirs.  J'ai envie de tes lèvres alors que je te déteste tant.  Et puis je repense à ces mots, ceux que tu m'as dit, comme ça, si simplement au creux de mon oreille, avant que tout s'écroule, avant de changer d'idée, avant de me laisser à nouveau, avant de me dire le contraire.  Ces quelques mots prononcés, au creux de mon oreille, un matin; je t'aime...  Je me souviens tes larmes, je me souviens notre rencontre après tout ce temps, couchés tout les deux sur le plancher de bois, avoir repoussé ce moment et avoir fini dans les bras l'un de l'autre...  Mais je me souviens encore plus de la chute, les mots qui ont suivis; je regrette.  Moi aussi, je regrette aussi que tu sois aussi con.  Je déteste vos regrets...  Et je regrette que le silence soit à présent notre seule discussion, et je regrette encore plus cette envie de le briser...

Jeudi 31 mars 2005
Maintenant, chaque idée ne reste en moi pas plus d'une journée, d'un instant, pour faire place à une autre d'un moment à l'autre, une nouvelle sensation. Derrière chaque sourire se cache la douleur et derrière la douleur, attend un sourire. Je suis une femme sans sexe pour le moment, mais je voudrais bien me laisser bercer par quelques bras réconfortant...

Jeudi 10 mars 2005
Tu as baisé il y a deux jours. Je mentirais si je disais que ça m'a laissé indifférente. Est-ce seulement l'égo? Je ne sais pas et ça n'a aucune importance. Je ne veux pas savoir, je préfère l'ignorance en ce qui te concerne. Ce que je sais par contre, c'est que cette fille, elle avait des grands pieds. Se tapper une fille aux grands pieds ça doit être déstabilisant. Ils sont toujours là, ces deux morceaux de chair,un minimum habité de spasmes, pendant au bout du lit, les draps refusant de s'y accroché, répugnés par ces orteils trop longs et trop larges. Tu as beau ne pas la regarder, ils te narguent pour te rappeller ta médiocrité, ces pieds qui mentent à sa féminité...

Dimanche 6 mars 2005
Il était cute. Je sais que je ne lui plais pas parce que: Tu ne m'as pas souri en me voyant assise sur le banc. Je sais que je ne te plais parce que tu as dit qu'on se reverrait ''un moment donné''. Je sais que je ne te plais pas parce que l'aurevoir à durer le temps d'un éternument. Je sais que je ne le reverrais pas parce qu'il a dit qu'il m'aurait invité chez lui, devais-je comprendre que la suite était plutot '' si tu avais été moins moche''. Je pourrais continuer d'énumérer mais vous avez compris le principe... Il était cute, je sais je l'ai déjà dit, ce que je n'ai pas osé dire c'est qu'il était cute pour un gars sans éducation, sans culture, snob je suis. C'est quand même dommage parce que mes envies me gagne à nouveau après cette absence de désir dans ma vie triste des derniers mois. Ce soir, j'ai trop parlé, je crois. C'est que le silence avec un inconnu est insupportable, le silence n'est qu'agréable que quand il est complice. Le silence d'inconnus est celui de la désolation, de l'ennui, alors j'ai déblatérer pour bien meubler le silence. Jouée à la fille sûre d'elle, fausse confiance. Bien cacher la fille timide et reservée qui se sent atrocement laide, dans un monde de superficialité. La confiance à plus de charme, elle peut même donner l'impression qu'une fille moche ne l'est pas tant que ça. Je le sais parce que j'ai eu des hommes dans mon lit. Ce que je n'ose pas penser c'est que le désir de ces hommes n'était pas envers moi mais envers la simple vision du sexe. Ils sont entrés en moi parce que j'étais là. Je suis comme ces femmes afreuses qu'on croise dans le métro, un enfant au bras et qu'on se dit méchamment; mais comment cette fille à pu recevoir un sexe entre ses jambes? Et dans mon cas, je rajoute; il me semble que je suis plus belle... C'est ça ma vie, essayer de me comparer à celle que j'ai l'impression qui sont plus laides que moi et me dire que ça pourrait être pire. C'est vrai après tout, je pourrais peser 400 livres et avoir de l'acné... Merci ''Jésus'' ce n'est pas le cas. Ne vous en faites pas je suis consciente de mon état pathétique mais être une femme, c'est triste, surtout quand on a l'impression d'avoir à nouveau 14 ans... Et toi, est-ce que je vais te plaire?

Lundi 14 février 2005
Je travaille à devenir celle qui deviendra la source de vos regrets.  Redevenir le désir mais cette fois l'inateignable envie...

Samedi 12 février 2005
Je suis trop fuckée pour toi et tu l'es toi même trop pour moi...  c'est pour ça qu'on ne pourra jamais être ensemble.  Condammée à errer l'un près de l'autre sans véritable choc, enlassement...  Amortie par la vie.

Samedi 5 février 2005

Toi, de l'autre côté de moi.  Tes doigts froids frôlent les miens sous le troc du joint.  Nos lèvres qui ne se rejoingnent que via ce petit morceau de papier. Je lutte pour ne pas s'accrocher à cette main, symbole du passé, de la douleur et de la jouissance.  Nous sommes devenus des inconnus.


Jeudi 27 janvier 2005
Je ne me supporte pas, ces formes que je croise dans les vitres du métro...  Chaque proximité me tranche la gorge, j'ai fuis ton regard, pour que tu ne puisses y voir la profondeur de mon désespoir, pour que tu ne me vois pas, que tu crois à mes mensonges de bonne humeur, à mes larmes qui ne coulent pas, mais qui me noient de l'intérieur.  Je ne supporte pas de te montrer ma vulnérabilité.

Mardi 25 janvier 2005

Et puis c'est reparti.  Avec toute la merde qui perdure depuis plus d'un mois, j'en viens a prendre une grosse bouffée d'air, retenir mon souffle le plus longtemps qu'il faut, être un peu étourdie mais ne pas sentir la profondeur de la blessure.  Je me déteste comme au temps de mon adolescence.  Je croyais que j'avais passé par dessus mais on s'est chargés de me replonger la tête sous l'eau, et je n'ai rien pu faire, sans force, j'ai été tuée de l'intérieur.  Je vis sans réelle intensité.  Je me traine le long de ma vie... 

J'écris mal et je m'en fous.


Jeudi 20 janvier 2005

Je remonte la pente tranquillement.  Comme toujours.  En fait, je n'ai eu qu'une véritable nuit ou la descente fut drastique, je suis redevenu rationnelle.  Mais je demeure au bord du précipice.  Les évenements ne me lache pourtant pas mais j'en viens à trouver ca drole, l'achardement que semble avoir les choses sur moi.  Je me sens comme dans une mauvaise émission de télévision.  Si au moins j'avais la paie qui viens avec... 


Mercredi 19 janvier 2005
Trève de mecs.  Le vibrateur va reprendre du service.  La machine ne trahit pas.

Mardi 18 janvier 2005
Laide.  Difforme.  Je suis la mocheté incarnée.  Crachez sur moi , parce qu'on ne peut pas avoir envie de faire autrement en me regardant.  Moi-même, si j'en avais le courage, je me lacérais la peau, charcutée on pourrait moins distinguer la laideur qui m'habite.  Affreuse.  Hideuse je suis.  Rageuse de ne pas être conne mais belle.  Dans le noir, que mes ongles martelent ma peau, que la douleur physique me gèle l'esprit.

Mardi 18 janvier 2005

Après une sorte d'extase des derniers mois, tout s'affale, je tombe sur le sol froid et dur.  J'ai cédé au raisonnable de ma contenance des dernières années plus ou moins près de toi.  Il n'y a plus aucune harmonie possible, l'amitié serait hypocrite et je n'en veux pas.  Je t'ai aimé certes mais je t'ai encore plus détesté avec toute la profondeur de cette colère qui m'a si souvent prise d'assaut à cause de tout ce que tu étais.  Beau mais atrocement infecte.  Je t'ai balancée ces mots que j'avais toujours ravalés, retenus mais qui me meutrissait les trippes, l'âme.  J'en suis libérée mais soubressauts, j'ai encore mal.  Je t'ai trop souvent pardonné alors que je n'aurais pas du. Cette fois, rien n'est possible, le connard que tu es devra rester loin de moi.  Je t'emmerde, je te l'ai dit.  Mais la pire insulte que je pouvais te faire, je l'ai utilisé, c'était mon tour de te blesser, on pourrait croire à une insulte minable mais elle est pourtant vraie.  Je t'ai balancer ton peu d'attribut, ce petit mognon ignoble qui te sert de queue, mais qui au moins peut bander.  Toi, et tes grands airs, j'aurais pensé que tu n'admettrais pas, mais non, tu as avoués n'être pas à la hauteur de ce côté.  Et que ça ne pousserait pas...


Vendredi 14 janvier 2005

Quand le présent est trop a chier, je me réfugie dans des rêveries du passé...

I miss you. Y.


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